Une autre vue du fort dégagé par les prisonniers. Il y a aussi des travaux plus légers, spécialisés, des travaux de "faveurs". Ainsi le clayonnage des fossés de drainage, le revêtement des berges avec des plaques de gazon, l'aide aux artisans (électriciens, maçons, peintres). En général, il s'agit de travaux que les S.S. confient volontiers aux "costauds" qui ont fait leurs preuves et qui ne doivent plus apprendre à pousser des brouettes, à faire du terrassement ou à porter des sacs pesant leur propre poids. Il y a de même la cuisine ou l'atelier des tailleurs (on y travaille pour le camp mais aussi pour les familles des S.S.), la porcherie ou la forge... Heureux ceux qui arrivent à obtenir de telles sinécures. Mais elles se paient ! Quant aux autres, aux terrassiers qui forment le gros de la troupe, souvent l'[%i%]Untersturmführer Prauss leur rappelle : "Ici on vous soigne. A l'extérieur, vous seriez incapables de gagner votre vie. Et, grâce à nos soins, après la guerre vous aurez un métier honnête !"